Mots croisés de l’été

Voici les mots croisés de l’été, pour l’entretien de nos neurones et de nos connaissances.

HORIZONTALEMENT

 1.Sans gravité. 2. Lourdes. 3. Flottent au vent. 4. Ancien gouverneur. Beaux yeux. 5. Pronom. Brille à nouveau. 6. En panne. Reprit. 7. Fluctuat nec mergitur. Gober. 8. Déesse. A pris des plis. 9. Belle laine. 10. Habitué. Pronom. 11. Vieille voiture. Premier chez nous. 12. Disparu des pâtures. Prend son temps.

 VERTICALEMENT

 II. Cité grecque. Pronom. II. Ne tarissent pas. Coule en Suisse. III. Coucherenversé. Sérieux. IV. Nous fait chasser au loin. Fier. V. Peuple ancien complètement bouleversé. Paît en Afrique du Sud. VI. Pianiste en désordre. Faudra bien qu’ils le fassent.VII. N’est pas éternel. VIII. Danseuse. Noir et blanc chez le poète. IX. Longue durée. Voyelles. Béquille. X. Diminution du volume.

 

 

La spiritualité n’est pas un luxe

Quoi de mieux pendant nos vacances que d’élargir nos horizons, dilater notre esprit pour gagner en conscience ? Le dernier livre (1) de l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan nous offre l’opportunité de retrouver dans nos mémoires et d’expérimenter l’alliance éternelle entre l’Homme et le Cosmos.

Dans sa « brève histoire du ciel », il décrit avec simplicité, clarté et poésie, l’extraordinaire odyssée de la relation à l’espace que nous avons tissée depuis des millénaires, d’abord en le sacralisant, ensuite en le désacralisant, et aujourd’hui, en le redécouvrant dans son intime sacralité.

« J’avancerai toutefois la thèse, que le Ciel avait pris son caractère sacré, grâce au sentiment d’émerveillement, lié au sentiment de transcendance que la nature suscite en chacun de nous.  Non en vénérant des dieux et en érigeant des bâtiments bien sûr, mais en redécouvrant et en précisant notre ancienne alliance avec le Cosmos : l’homme est l’enfant des étoiles et l’univers a été réglé de façon extrêmement précise depuis son début pour permettre notre apparition. »Tout en nous expliquant de façon très pédagogique la théorie de la relativité, il nous rappelle que pour autant, tout n’est pas relatif.

Parfois mal expliquée au grand public par la presse, cette théorie fut associée dans nos imaginaires non seulement à l’idée de perte du temps et de l’espace absolus, mais aussi à la perte de la moralité et de la vérité, nous faisant penser que tout se vaut. Mais Albert Einstein  lui-même a toujours été horrifié de l’amalgame fait entre la notion de « relativité » et celle de « relativisme », et donc du rejet des valeurs morales.

« La relativité est plutôt fondée sur une notion d’invariabilité (invariance de la vitesse de la lumière) que sur la perte de certitudes. […] Elle repose sur des constantes : celle de la vitesse de la lumière et celle de lois physiques dans l’espace-temps ».

Il nous rappelle à l’humilité : « Malgré toutes nos connaissances, nous n’avons pour l’instant aucune idée de la nature de 95 % du contenu de l’univers ». C’est probablement cette modestie devant l’infiniment grand et l’infiniment petit qui permet à l’auteur de nous amener au-delà des apparences visibles à nous poser la question du sens de l’univers et de notre propre place. C’est dans ce sens qu’il intègre sous la forme du pari de Pascal (2), la dimension de la spiritualité comme compagne de route de la science. Il est très précis.

Les champs d’action de la science et de la spiritualité sont complémentaires mais pas identiques. Si la science a pour but la compréhension du monde des phénomènes, elle s’avère incapable « de nous conférer les qualités humaines nécessaires pour guider notre utilisation du monde ».
Il insiste en soulignant que face aux problèmes éthiques et moraux qui se font de plus en plus pressants sur notre planète (destruction de la biodiversité, réchauffement climatique, manipulation génétique…), c’est la spiritualité qui peut nous éclairer dans nos choix moraux et éthiques afin que nos connaissances et nos actions servent le bien de tous.

« La spiritualité n’est pas un luxe, mais une nécessité. La science peut fonctionner sans la spiritualité, la spiritualité peut exister sans la science. Mais l’homme, pour ne pas perdre son humanité, a besoin des deux. »

(1) Vertige du Cosmos, une brève histoire du Ciel, Trinh Xuan Thuan, Éditions Flammarion, Collection sciences, 2019, 464 pages, 21,90 €
(2) Argument tentant d’expliquer l’intérêt de croire en Dieu, qu’il existe ou non. Si Dieu n’existe pas, le croyant et le non croyant ne perdent rien ou presque. Si Dieu existe, le croyant gagne le paradis tandis que le non croyant est enfermé en enfer pour l’éternité
Par Fernand SCHWARZ
Président de la Fédération Des Nouvelle Acropole