Les civilisations

Voici des extraits choisis d’articles parus dans la revue Acropolis sur les civilisations

Parmi les traditions des civilisations précolombiennes…

Le Mexique
Le mythe de Quetzalcóatl

« [… ] Les aventures de Quetzalcóatl forment la plus grande partie des annales dans un langage poétique d’une beauté surprenante. C’est la splendeur incomparable des œuvres qui illuminent son règne et la sagesse infinie des Toltèques, ses disciples. C’est le combat contre les forces du mal et le renoncement aux biens terrestres, ce sont les étapes d’une pérégrination, c’est la descente aux enfers. [… ]  C’est enfin l’élévation du cœur, escorté de myriades d’oiseaux multicolores. »

Extrait de la revue 42-43 (octobre-novembre 1978)
Articles sur le Mexique parus dans les revues : N°6 (novembre 1973) – N°20 (juin 1976) – N° 42-43 (octobre-novembre-78) – N° 63 (septembre-octobre-novembre 1981) – N° 101-102  (mai-aout 1988) – N°127 (septembre-octobre 1992)

Le Pérou
De Chavin à Tiahuanaco

« [… ] C’est à Chavin, matrice du Pérou ancien que le culte du jaguar est né au troisième millénaire avant Jésus-Christ, centre sacré. Même après sa disparition, vers les 600 avant J.-C., il restera un des lieux de pèlerinage les plus importants du Pérou. »

Extrait de la revue  55-56 (decembre1979-janvier1980)
Articles sur le Pérou parus dans les revues : N°6 (novembre 1973) – N° 26 (février 1977) – N°31 (novembre 1977) – N° 39 (mai 1978) – N° 55-56 (decembre 1979-janvier 1980) –N° 127 (septembre-octoctobre 1992) – N° 133 (septembre-octobre 1993)

L’Égypte
Le secret des pyramides

La pyramide, modèle universel.

« Il nous paraît valoir la peine… d’interroger un modèle qui est à l’origine d’une des civilisations les plus durables qu’ait connues notre planète. Tel est le voyage, à travers l’Égypte ancienne, que nous proposons. Non pas un voyage complaisant et stérile dans le passé, mais la réappropriation de moyens qui appartiennent à l’espèce… et qui peuvent être une source d’inspiration, d’optimisme et de renouvellement pour la civilisation à venir.
La pyramide nous révèle par son architecture l’ordre de l’univers. Sa fonction de montagne cosmique garantit la communication entre le ciel et la terre par l’intermédiaire de son pyramidion, du visible avec l’invisible par ses chambres intérieures. Elle est l’image de toute civilisation. Sa base représente la tradition et ses quatre faces la science, la religion, l’art et la politique. Chacune d’elles régit l’un des plans de la personnalité individuelle et collective : la connaissance, le sentiment, le principe de transformation de l’énergie et l’organisation. »

Extrait de la Revue n°141, janvier-février 1995
Articles sur l’Égypte parus dans les revues : N° 7 (décembre 1973) – N°9 (mars-avril 1974) – N° 12 (novembre-décembre 1974) – N° 15 juin-juillet 1975) – N° 15 bis) (novembre-décembre 1975) – N° 21 (septembre 1976) – N° 93 (janvier-février 1987) – N° 98 (novembre-décembre 1987) – N° 141 (janvier-février 1995) – N° 181 (janvier-février 2004) – N° 194 (septembre-octobre 2006)
Dossier spécial Le symbolisme de l’Égypte ancienne et sa géographie sacrée (2010)

L’Inde
De la Bhagavad-Gîtâ à la Guerre des Étoiles

Un mythe, deux épopées.

« Au fur et à mesure que se déroulait le film, à ma totale stupéfaction, mon attention était captée par de nombreux détails qui me renvoyaient à ceux d’un récit épique de l’Inde ancienne : la Bhagavad-Gîtâ… »

« La Bhagavad-Gîtâ continue d’être enseignée, plusieurs milliers d’années après qu’elle ait été écrite. De son côté, La Guerre des Étoilesa drainé dans les salles de cinéma trois générations de spectateurs… Pourquoi ? Peut-être parce que, tout comme la Bhagavad-Gîtâ, elle exprime des principes inhérents à la nature humaine : des archétypes qui revêtent différentes formes selon les époques et les cultures mais demeurent et continuent d’inspirer les hommes par-delà les âges et les civilisations. Ces archétypes sont aussi le symbole des aventures d’une vie : celle de nos combats quotidiens dans cette réalité qui nous entoure et nous offre perpétuellement des occasions de nous confronter à nos limites.

Arjuna ou bien un chevalier Jedi sommeille au fond de chacun de nous. »

Extrait de la revue N°167 (mars-avril 2000)
Articles sur l’Inde parus dans les revues :  N° 1 (mai 1973)- N° 5 (octobre 1973)- N° 17 (mars 1976) -N° 18 (avril 1976)- N°20 (juin 1976)- N° 21 (septembre 1976)- N° 24 (décembre 1976)– N° 25 (janvier 1977)- N° 25 (février 1977)- N° 28 (avril 1977)- N° 29 (mai 1977)–  N° 33 (novembre 1977)- N° 45 (janvier 1979) – N° 64 (juin-aout 1982) – N° 113 (mai-juin 1990) – N°167 (mars-avril 2000)  – N° 185 (novembre-décembre 2004)

La Chine

L’homme entre le Ciel et la Terre, élément actif et responsable dans un univers en permanente transformation.

« Les Chinois ont la vision d’un univers en permanent devenir. Pour Lao Tseu, le vide créateur est à l’origine de tous les êtres et de tous les phénomènes manifestés. Ce vide se divise en deux forces opposées et complémentaires, le Yin réceptif et le Yang actif, qui commandent les mouvements cycliques de transformation et le devenir permanent de l’univers. […] Le taoïsme et le confucianisme partagent la même vision de l’homme face à la Nature. L’homme se situe entre le Ciel et la Terre et est un élément actif et responsable dans un univers en permanente transformation. Leur divergence provient du choix de priorités pour assumer la destinée humaine. Le taoïsme enseigne le dépassement de l’être individuel en s’unissant en parfaite harmonie au devenir cosmique ; le confucianisme préfère l’engagement social et politique de l’individu au service de la collectivité. […] Le Yi King, le Feng Shui, la médecine traditionnelle chinoise, le Qi Qong, l’intuition créatrice de la peinture ou de la poésie renvoient tous aux mêmes fondamentaux : le Tao, le Yin et le Yang, les 8 Trigrammes, les Cinq Eléments ou Mouvements et à ces extraordinaires réseaux de correspondance dont les Chinois ont développé l’art jusqu’à l’extrême. »

Extrait du Dossier spécial Chine (2002)
Articles sur la Chine parus dans les revues N°22 (octobre 1976) – N° 51 (aout 1979) – N° 110 (novembre-décembre 1989) – N° 124 (mars-avril 1992) – N° 169 (juillet 2000)
Dossier spécialChine (2002)

Le Tibet
Un pays pas comme les autres

L’invasion du Tibet par la Chine… Une chance pour l’Occident ?

« Sur le toit du monde, au cœur de l’Himalaya, le pays le plus haut du globe… un pays dont la population ne dépasse pas quelques millions…, un pays resté fermé sur lui-même jusqu’au milieu du XXesiècle… un pays qui donne la priorité à une conception métaphysique du monde et aux valeurs spirituelles…, un pays dirigé par un moine, partisan de la non-violence, y compris vis-à-vis de ses occupants.
1950 : c’est cette année-là que la Chine envahit le Tibet, sous prétexte de libérer son peuple du joug de la religion, « opium du peuple »… Depuis, un peuple décimé, une culture en voie d’éradication, un pays pillé et pollué…
Le Tibet se meurt mais de l’éclatement de ce fruit mûr jaillissent des milliers de graines. Celles-ci vont, par un curieux détour de l’histoire, ouvrir ce pays fermé et secret à l’Occident, si fier de sa supériorité technologique. »

Extrait de la revue N° 161 (mars-avril 1999)
Articles sur le Tibet parus dans les revues N° 68 (sept-octobre 1982) – N° 95 (mai-juin 1987) – N° 109 (septembre-octobre 1989) – N° 161 (mars-avril 1999)
Dossier spécial Bardo-Thödol. Le Livre des morts tibétain (2002)

Le temps des cathédrales

Les cathédrales, le mariage sacré entre le monde invisible et le monde visible.

« C’est entre les XIIeet XIIIe siècles qu’une véritable révolution de la foi éclaire d’une dimension nouvelle les arts et les sciences qui deviennent serviteurs de l’esprit. C’est alors que nait le fameux « Siècle des Cathédrales », période d’intense créativité intellectuelle et artistique, dont le rayonnement s’étend sur toute l’Europe. Véritables montagnes sacrées au cœur des cités médiévales, les cathédrales constituent une liaison magique entre les trois plans de l’univers, le Ciel, la Terre et le monde souterrain.
Recréateur des formes célestes sur terre, le bâtisseur se place humblement dans une chaîne de transmission de sagesse. Une unité spirituelle et pratique anime une multitude de mains, de cœurs, de voix.
Pendant ce « Siècle des Cathédrales », l’homme occidental s’est montré capable de vivre l’expérience du sacré et de se relier au Divin, à l’Univers, à ses semblables et à lui-même. Les cathédrales sont le témoignage le plus éblouissant de ce mariage sacré entre le visible et l’invisible. »