Les grandes questions philosophiques

La philosophie

Ce qu’il nous faut ? davantage de philosophie !

« La philosophie […] nous sert à éclaircir certaines incertitudes, à utiliser notre propre esprit, à nous poser non seulement des questions mais à oser esquisser des réponses. […]  La philosophie sert à donner son prix à la vie et pas seulement à se laisser porter par elle. Elle sert à donner leur prix à tous les êtres vivants et pas seulement aux humains. Elle sert à regarder le ciel et la terre, pour atteindre au fond de la terre et percer les profondeurs du ciel, pour voir autour de soi, pour sentir, pour penser. Pour être des philosophes conscients de leurs questions et de leurs réponses, pas définitives, mais orientées vers une compréhension progressive de la Vérité. […]  S’interroger est une façon de vivre. Chercher des réponses est une manière de vivre. Et si, une fois trouvées des réponses de base qui s’adaptent à nos besoins, nous pouvons les appliquer quotidiennement, c’est mieux. C’est cela qui fait de nous tous des philosophes, et non les titres académiques qui, s’ils garantissent qu’on a suivi un cursus universitaire, n’attestent nullement qu’on a appris à penser et à vivre. »

Extrait de la revue N°146 (avril-juin 1996)
Articles sur la philosophie parus dans les revues N°146 (avril-juin 1996) – N°153 (octobre-novembre 1997) – N°156 (avril-mai 1998) – N° 158 (septembre-octobre 1998) – N°177 (mars-avril 2003) – N° 181 (janvier-février 2004) – N°194 (septembre-octobre 1999) – N°197 (mars-avril 2007) – N° 198 (mai-aout 2007) – N°200 (septembre-octobre 2007) – N° 210 (aout-nov 2009) – N°216 (février 2011), N°223 (octobre 2011), N° 234 (octobre 2012), N° 256 (octobre 2014) – N°290 (octobre 2017)
Hors-série N°1 (2011) –  N°2 (2012) –  N°4 (2014) –  N°8 (2018)

La spiritualité

La spiritualité, constante universelle aux multiples voies d’accès.

« La fonction du sacré et la dimension spirituelle sont constitutives de la nature humaine. C’est pourquoi il ne s’agit pas de promouvoir une « nouvelle » spiritualité au détriment d’une « ancienne » qui serait à rejeter. Mais de permettre des expressions diverses de la spiritualité, dont l’appréhension concrète varie en fonction du contexte géographique, historique, culturel, etc. Et aucune forme de spiritualité ne peut prétendre couvrir toutes les voies d’accès au sacré. La dimension spirituelle peut seule donner son véritable sens à l’humanisme qu’on ne peut réduire à une doctrine sociale ou économique.
Tel est le défi que nous devons relever dans un monde qui n’a valorisé que la dimension intellectuelle et matérielle de l’activité humaine.
L’activité spirituelle revalorisée, l’être humain connu dans son intégralité pourra, réconcilié avec lui-même, avec l’humanité et avec l’univers, emprunter les multiples voies d’accès au sacré et habiter à nouveau un monde foisonnant de vie et imprégné de sens. »

Extrait de la revue N° 145 (mai-aout 1995)
Articles sur la spiritualité parus dans les revues N° 80 (novembre-décembre 1984) – N° 125 (mai-juin 1992) – N° 143 (mai-aout 1995) – N° 147 (janvier-sept 1996) – N° 160 (janvier-février 1999) – N° 192 (mars-avril 2006) – N° 197 (mars-avril 1997)
Hors-série N° 6 (2016)

L’éducation

Les temps ont changé. Quelle éducation pour aujourd’hui ?

« L’idée d’un mouvement de bas en haut se trouve aussi bien dans le verbe éduquer que dans le verbe élever : conduire vers le haut, faire monter. Cette notion évoque irrésistiblement le passage à la station debout, caractéristique de l’humain. Comme la station verticale a marqué l’étape de l’hominisation, c’est-à-dire le passage de l’animal à l’humain sur le plan physique, de la même façon, l’éducation ou verticalisation culturelle correspond à l’humanisation, c’est-à-dire à l’appropriation du mental et à l’acquisition d’un niveau de conscience propre à notre espèce, qui la libère de l’instinct. C’est dire qu’à chaque époque, par-delà les pertes de sens, les scories et les sédiments déposés par le temps, il importe de redécouvrir le sens profond de l’éducation et de réactualiser les moyens de servir l’accession incessante de l’humain à sa propre nature.
Une contribution pour réinventer l’éducation, en cette époque de bouleversements et de transition qui est la nôtre, telle est notre proposition. »

Extrait de la revue N° 145 (février-mars 1996)
Articles sur l’éducation parus dans les revues N° 111 (janvier-février 1990), N°145 (janvier-mars 1996) – N°205 (septembre-octobre 2008) – N° 277 à N° 299 (septembre 2016 à septembre 2018)
Hors-série N° 8 (2018)

La transition

L’éducation pour réussir la Transition.

« Nous vivons une crise écologique qui est celle de la rupture du lien avec la Nature, une crise économique, qui est la rupture avec les liens de justice et de partage, une crise du sens provoquée par une société devenue trop matérialiste, une crise des savoirs, fruit de l’éclatement de la connaissance en spécialités cloisonnées, auxquelles s’ajoute l’absence de communication entre les visions scientifiques, humanistes et spirituelles du monde. [ …] Nous devons prendre conscience que nous vivons une époque de transition, entre un monde connu et un monde qui est à connaître. [ …] Elle implique de faire appel à une énergie interne, elle exige un changement d’état d’esprit. Il devient important de savoir dans quel but et pour quelle raison nous vivons. [ …] L’éducation a un rôle majeur à jouer pour réussir la transition. Les épreuves nous obligent à sortir de notre zone de confort, pour faire émerger le meilleur de nous-mêmes. Pour nous, il est devenu clair que l’éducation doit être permanente et que sa finalité est une évolution permanente. »

Extrait du Hors-série n°8 (2018)
Articles sur la transition et thèmes associés parus dans les revues
N° 247 (décembre 2013) – N° 274 (mai 2016) – N° 278 (octobre 2016) – N° 279 (novembre 2016) – N° 280 (février 2016)
Hors-série N° 8 (2018)

Le héros

À la rencontre de son destin : le héros.

« Dans les diverses civilisations, il est des mythes qui expliquent les origines du monde, rendent compte de sa finalité et de la perception qu’en a un groupe humain. Il en est d’autres – ce sont parfois les mêmes – qui présentent les scénarios essentiels de l’existence, les défis qu’ils comportent et leur sens, afin de donner aux hommes des modèles aussi bien que des guides intérieurs qui les conseillent et les inspirent lorsqu’ils sont amenés à les vivre. [… ] Les mythes et les archétypes légués par des cultures différentes expriment en fait les constantes de la nature humaine. […] Ils nous aident à nous libérer des formes de vie qui ne sont pas authentiques et à nous transformer en quelqu’un de réel, représenté dans toutes les cultures par le héros. Le héros est celui, homme ou femme, qui est capable de parcourir le cycle d’épreuves auxquels il est confronté, en développant, chemin faisant, l’aptitude à se libérer de ce qui, en lui, était artificiel et superficiel. Parallèlement émergent ses qualités intrinsèques et il devient alors apte à vivre un destin. »

Extrait de la revue N°139 (septembre-octobre 1994)
Articles sur le héros parus dans les revues N°17 (mars 1976) – N°139 (septembre-octobre 1994) – N°178 (mai-aout 2003) – N°145 (janvier-mars 1996) – N°198-199 (mai-aout 2007) – N° 235 (octobre 2012) – N°283 (mars 2017) – N° 284 (avril 2017) – N°285, (mars 2017)
Hors-série n°8 (2018)