Des recherches révèlent l’existence de nouvelles plaques tectoniques

Depuis le milieu du siècle dernier on a commencé à accepter l’idée du mouvement des continents et des décennies plus tard, on a développé la théorie de la tectonique des plaques dont on parle maintenant beaucoup. Les chercheurs se sont consacrés à la compréhension de leurs interactions et à les quantifier.

Des recherches récentes ont pu détecter l’existence d’une nouvelle plaque qui expliquerait certains évènements sismiques, la caractéristique la plus particulière de cette couche étant qu’elle se trouve totalement submergée sous l’île de Toga (1).
Apparemment, cette petite plaque a subi un processus de subduction – processus dans lequel une plaque glisse sous un autre – qui se serait produit entre 50 et 60 millions d’années et elle se trouve actuellement entre 440 et 660 km de profondeur. Ce qui intrigue le plus les chercheurs est qu’au lieu de s’enfoncer vers le noyau, cette plaque se comporte de la même manière que le font les plaques qui sont plus superficielles.
De même, des chercheurs de l’Université de Washington ont étudié pendant cinq ans l’île de Madagascar pour pouvoir comprendre pourquoi c’est une île où se produit tant d’activité sismique, et ils ont découvert que la lithosphère – la couche la plus solide de la superficie terrestre de la Terre – est divisée en deux et comporte des zones d’une minceur inconnue pour le type de plaque où se trouve l’île malgache.

Ces découvertes, ainsi que d’autres qui ont eu lieu au cours des dernières décennies, ont permis de comprendre que la croûte terrestre est plus complexe qu’on ne le croyait à l’origine, et que le nombre de plaques qui la composent est beaucoup plus grand que ce qui avait été estimé. On considère actuellement qu’il existe environ dix plaques de grande taille, et environ cinquante plus petites, parmi lesquelles on compte quelques microplaques. Même au cours de ces dernières années, de petites plaques ont été découvertes constituant ce que l’on a appelé la plaque sud-américaine, comme les plaques Chiloé dans le sud du Chili, la plaque de l’Altiplano entre la Bolivie, le Pérou et le Chili ou la plaque des Andes du Nord qui englobe les pays de l’Équateur, de la Colombie et du Venezuela.

Assurément avec l’avancement de la recherche dans ce domaine, de nouvelles plaques pourront être découvertes et l’on pourra mieux comprendre leurs interactions et leurs cycles, et pourquoi pas, qui sait, jusqu’à découvrir la raison de ces anomalies et de ces lacunes de l’histoire, que les traditions savent résoudre comme pour l’Atlantide dont on a tant parlé.

(1) Île du nord de Vuanatu, située dans l’archipel des îles Torres, situées entre l’Australie et la Nouvelle-Guinée
Lire sur internet
http://www.bbc.com/mundo/noticias-4004907
http://www.bbc.com/mundo/noticias-38183561
Pour observer interactivement l’évolution des plaques tectoniques dans les derniers 600 millions de années :
http://dinosaurpictures.org/ancient-earth/#90
Article traduit de l’espagnol par Michèle Morize, paru dans le Bulletin Pitagoras N°7.2018
par Anton MUSULIN