Derniers articles

  • Sri Aurobindo ou l’évolution future de l’humanité Sa rencontre avec La Mère

    Dans un précédent article (paru dans la revue 250), Lionel Tardif, cinéaste, historien et enseignant du langage du cinéma, metteur en scène et écrivain, a évoqué la jeunesse de Sri Aurobindo et ses débuts dans la vie politique de l’Inde. Il s’attache maintenant à retranscrire la rencontre qui eut lieu entre Sri Aurobindo et celle qui allait devenir la Mère. Le 30 décembre 1907, Sri Aurobindo fit une grande rencontre, celle du yogi Vishnu Bhâskar Lélé, venu exprès de Gwalior pour examiner avec lui son intention de yoga activiste. Il lui obéit à la lettre et se laissa emplir d’un silence éternel qui s’empara de tout son être mental, pour ne plus jamais le quitter. Il recevait une réflexion lumineuse venant d’une source solaire au-dessus de la tête. Dans une quiétude sereine, elle descendait le long des degrés qui – à travers une autre dimension – ont chacune une localisation…

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  • Auguste, empereur romain, la maîtrise de soi au service de l’Empire

    «J’ai trouvé Rome en briques et je l’ai quittée en marbre» Auguste  Auguste fut associé à la grandeur et à la gloire de l’Empire romain qu’il contribua à étendre, et pacifier. Après des décennies de guerre civile, il apporta un message de paix et de prospérité, fondateur d’une nouvelle ère, un âge d’or. À Rome, il réforma les institutions, embellit la ville par une effervescence des arts et des lettres, développa une politique de constructions urbaines et architecturales. Son règne, appelé le «siècle d’Auguste» ainsi que le nom de Maecenas (mécène), proche de l’empereur, devinrent des références culturelles mythiques. Au Grand Palais à Paris (1), vient de se dérouler une remarquable exposition sur le thème «Moi, Auguste, empereur de Rome», à l’occasion du bimillénaire du décès d’Auguste, mort le 19 août, en l’an 14 de notre ère. L’ambition de cette exposition était de faire revivre «le siècle d’Auguste». Nous avons…

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  • Henri Cartier-Bresson et l’esthétique métaphysique

    «Ce qui est le plus connu de Cartier-Bresson (1) est ce que l’on rapporte de sa conception du “Moment Décisif” … alors que paradoxalement, cela n’est pas vraiment “bressonnien” mais est un “plagiat” – comme il le dit lui-même» Cardinal de Retz  Le Centre Pompidou associé, à la Fondation Henri Cartier-Bresson vient de consacrer une exposition au photographe français Henri Cartier-Bresson, pour le dixième anniversaire de la mort de celui-ci. Le musée a mis en valeur ses grands chefs-d’œuvre photographiques mais également des œuvres moins connues, témoins de son engagement politique, de son travail de fond sur quelques-unes des grandes questions de société et d’autres révélant un regard plus intimiste et sa passion pour la peinture et le dessin. En réalité ce qui est sans doute la «marque de fabrique» de Cartier-Bresson, plus que toute autre caractéristique, est son rapport à la «géométrie», comme il le dit. Et c’est ce…

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  • PhilosophieLe gris et l’opaque sont ce qu’on apprécie le plus aujourd’hui, et telles sont précisément les caractéristiques de la peur, également opaque et grise.

    Malades de peur

    L’auteur s’interroge sur la peur qui atteint l’homme et sur ses terribles conséquences. La philosophie serait-elle le moyen d’éradiquer la peur ?  Nous l’avons dit à plusieurs reprises et il n’est pas superflu de le répéter : l’homme est malade de peur et les conséquences de cette maladie se manifestent à travers de nouvelles et pires affections qui apparaissent jour après jour. La peur est pareille à de terribles griffes qui se referment sur les pensées, les sentiments et la volonté, ôtant à l’être humain toute possibilité d’action intelligente. L’activité vitale se réduit à se défendre, à échapper à tout, à fuir les responsabilités, à éviter les définitions, à se cacher pour «ne pas attirer l’attention» ; le gris et l’opaque sont ce qu’on apprécie le plus aujourd’hui, et telles sont précisément les caractéristiques de la peur, également opaque et grise. Il apparaît dans ces circonstances une modalité particulière : celle de «l’anti», de…

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  • SociétéCet amour ressenti fut le moteur qui déclencha une larme de la part d’Angèle.

    Une larme m’a sauvé. Un regard m’a tué

    Ces deux histoires montrent à quel point la frontière entre le visible et l’invisible est infime et qu’il suffit de peu de choses pour en franchir la limite.  Quelle est la limite entre la matière et l’immatériel, entre le visible et l’invisible ? Qu’est-ce que la vie et la mort ?  Une larme m’a sauvé Suite à une maladie du système nerveux central qui attaque la myéline, substance qui transmet les infos entre le corps et le cerveau, Angèle Lieby fut totalement paralysée et tomba dans le coma. Les encéphalogrammes étant plats, les médecins conclurent à une mort clinique, voulant débrancher les appareils. Mais, Angèle percevait tout, sa souffrance physique, les conversations des médecins, la détresse des siens. Ce calvaire dura douze jours, jusqu’à ce que, le jour de son anniversaire de mariage, sa fille lui rendit visite et lui parla de la famille, de leur amour mutuel et échangea naturellement avec…

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  • ArtsGeorges Clémenceau, Le Tigre

    Clémenceau, le Tigre et l’Asie

    Jusqu’au 16 juin 2014, le musée des Arts asiatiques Guimet a organisé une exposition «Clemenceau, le Tigre et l’Asie» mettant en évidence un aspect peu connu du chef d’État. Cette exposition révèle les trésors de la collection de Georges Clémenceau (1841-1929), rassemblés sur le thème de l’Inde, le bouddhisme et l’orientalisme. Loin d’accumuler les objets dans un seul but esthétique, Clemenceau a cherché leur signification profonde et s’imprégner du sens et de la pensée dont ils étaient issus. Promoteur du dialogue des cultures, Georges Clemenceau, surnommé le Tigre (1) contribua à diffuser la connaissance de l’art et des civilisations de l’Asie auprès du public français. L’exposition évoque le périple du Tigre en Asie en 1920 et révèle des milliers d’estampes japonaises, des céramiques, des bronzes, des meubles, des boîtes à encens, des objets rituels de la cérémonie du thé. Elle a reçu le «label Centenaire» de la Mission du Centenaire…

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  • SociétéChanger le système existant avec des technologies «propres » et respectueuses de l’environnement et de l’écologie.

    Les changements nécessaires pour notre monde

    Face au monde en crise depuis quelques années, il ne sert à rien de courir après la consommation. Il est temps de retrouver des valeurs profondes et durables. Tel est le constat du Président international adjoint de l’association Nouvelle Acropole. Un enjeu pour demain ? Nous vivons une profonde crise de valeurs qui semblaient stables et correctes il y a quelques années encore. Il semble qu’aujourd’hui tout soit en train de changer d’une manière plus rapide que nous ne l’avions pensé. La crise actuelle, étant globale, touche non seulement l’aspect économique mais également de multiples systèmes complexes de valeurs sociales. Elle entraîne une déstabilisation des valeurs spirituelles, éthiques, morales voire psychologiques de nos sociétés.  Changer le système capitaliste financier ? Comme l’ont déjà souligné des économistes renommés tels que Mervyn King, G. Osborne ou Edward Miliband entre autres, il est nécessaire que l’actuel système capitaliste financier soit remplacé par un autre…

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  • PhilosophieParfois nos chemins semblent obstrués

    Philosophie et sens de la vie

    Il est nécessaire de retrouver la philosophie comme amour de la sagesse et par conséquent, amour de la vie. Nous savons que de nos jours, de nombreux facteurs se conjuguent, suffisamment douloureux pour que de nombreuses personnes affirment que la vie ne vaut rien, ou y mettent un terme sans autre option que la mort pour éviter d’autres infortunes. Nous n’avons pas l’intention de discuter s’il vaut la peine ou non de mettre des enfants au monde, bien que ce soit une loi inévitable. Il ne nous appartient pas nous plus de nous prononcer sur l’avortement ou le suicide, sur la libre décision de mettre un terme à une maladie en phase terminale par l’interruption des traitements palliatifs… ou sur tant d’autres questions similaires qui sont du ressort des législateurs et des juristes, quand ils arrivent à se mettre d’accord. Notre propos est de souligner que nous avons oublié que…

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  • Alcuin et l’esprit de la Renaissance carolingienne

    L’histoire oublie facilement ces grands inspirateurs dont certains souverains se sont entourés pour construire ou renforcer leurs royaumes. Ce fut précisément, le génie de Charlemagne qui, apprenant sur le tard l’écriture mais imprégné dès son plus jeune âge de culture gréco-latine, sut s’entourer d’une pléiade de «têtes pensantes» dont Alcuin fut l’un des plus beaux fleurons. En 768, à la mort de Pépin le Bref, roi mérovingien, le royaume des Francs fut partagé entre ses deux fils : Charles et Carloman. Charles hérita de l’Austrasie avec ses dépendances germaniques : Frise occidentale, Hesse, Franconie, Thuringe, la Neustrie et l’Aquitaine maritime. La capitale était Noyon. Carloman reçut l’Alémanie, l’Alsace, la Bourgogne, la Hesse, le sud de la Neustrie, la Provence, l’Est de l’Aquitaine avec pour capitale Soissons. Les deux rois résidaient à quelque distance l’un de l’autre, Charles à Noyon, Carloman à Soissons et ne s’entendaient guère. En vain leur mère Bertrade…

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  • PhilosophieSri Aurobindo quitte le guest house pour s’installer au 9, rue de la marine, bâtiment actuel de l’ashram

    Sri Aurobindo ou l’évolution future de l’humanité

    Après avoir évoqué la jeunesse de Sri Aurobindo et ses premiers pas dans la vie spirituelle ainsi que sa rencontre avec Mirra Richard, Lionel Tardif, cinéaste, historien, enseignant du langage du cinéma, metteur en scène et écrivain, aborde aujourd’hui la vie de Sri Aurobindo et de la Mère dans l’ashram. La rencontre de Sri Aurobindo avec le Yogi Vishnu Bhâskar Lélé fut le début d’une expérience spirituelle qu’il mena jusqu’à sa mort, dans le but de préparer l’humanité à une évolution, celle d’être capable de recevoir ce que Sri Aurobindo appellera le Supramental (1) et la Conscience supérieure divinatrice de l’Univers  La Shakti Qu’est-ce que la Shakti ? La force spirituelle, et en même temps une énergie cosmique divine qui projette, maintient et dissout l’univers confirma Swami Muktananda (2). Cette force là vient de loin, de très loin. Les anciens Rishis (3), ces sages à qui les Vedas (4) et…

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