Vacances romaines par William Wyler

La rencontre entre une princesse et un journaliste au cours d’une escapade à Rome.

Vacances romaines de William Tyler

Vacances romaines de William Tyler

Il était une fois, une jeune princesse nommée Ann, dont les nerfs furent mis à rude épreuve par un protocole sévère. Délaissant un instant ses devoirs alors qu’elle était en visite officielle à Rome, elle fit une escapade dans les rues de la ville éternelle. C’est sur un banc public qu’elle fit la connaissance de Joe un journaliste américain à la recherche d’un article sensationnel. Par sa rencontre avec une jeune comédienne de 22 ans presque inconnue, William Wyler signa en 1953, un film enchanté. La comédie n’était pas le registre du grand Wyler (La Rumeur, L’insoumise, Jezebel), mais plus encore que ce genre il atteignit ici la grâce avec Audrey Hepburn. Quant à Gregory Peck son partenaire, il fut si impressionné qu’il exigea qu’elle partageât la tête d’affiche avec lui, et dira à la sortie du film que la vraie vedette était Audrey Hepburn. Par sa force magique Vacances Romaines garde et gardera pour longtemps encore ce pouvoir de séduction si rare. Audrey Hepburn reçut l’Oscar de la meilleure actrice, puis le British Academy Award et le Golden Globe ; et le film quant à lui reçut deux Oscars. Mais que de talents réunis dans ce film, des comédiens en passant par les directeurs de la photographie Henri Alekan et Franx Planer, le compositeur Georges Auric, et l’auteur qui n’était autre que Dalton Trumbo mais qui signa le film sous un nom d’emprunt étant sur la liste noire du maccarthysme. Le film fut entièrement tourné à Rome et à Cinecitta (studio de cinéma à Rome). Vacances Romaines conserve de bout en bout un charme qui recèle des émotions profondes. Ann et Joe sont deux êtres perdus enfermés dans leurs désirs et leurs illusions qu’ils ne peuvent assouvir en une petite journée. L’épilogue surprenant dit clairement ce que la légèreté a pu masquer un temps dans le film. Chacun conserve sa place dans une société qui classe les êtres, et les prisons ouvertes où dorées sont toujours des prisons. La princesse peut-elle échapper à son destin et le journaliste à son rang ? Ce conte de fées qui se termine dans la mélancolie fut inspiré selon William Wyler par les déboires de la Princesse Ann d’Angleterre avec Peter Towsend. Un des visages les plus émouvants du cinéma au charme fou, dans lequel on découvrit qu’une très belle âme était née. Acteurs : Audrey Hepburn, Grégory Peck, Eddie Albert, Hartley Power

Espace Daniel Sorano 16, rue Charles Pathé – 94 300 Vincennes –

Tel 01 43 74 73 74 – www.espacesorano.com