Solstice d’hiver, du nouveau sous le soleil !

Qu’y a-t-il de commun entre les mystères de Mithra, la nativité chrétienne, la fête du « Sol Invictus », « Hanouka » dans la religion hébraïque, les mystères d’Orphée, la naissance de Krishna en Inde ? Ces mystères et ces célébrations sont tous en rapport avec la date du solstice d’hiver, qui occupe une place privilégiée dans les calendriers, puisqu’on y fête la renaissance du soleil, principe actif de notre monde, qui apporte vie, lumière et chaleur.

La grande nuit du solstice d'hiver, la nuit la plus longue de l'année, célèbre la mort symbolique et le renouvellement du soleil.

La grande nuit du solstice d’hiver, la nuit la plus longue de l’année, célèbre la mort symbolique et le renouvellement du soleil.

La grande nuit du solstice d’hiver, la nuit la plus longue de l’année, célèbre la mort symbolique et le renouvellement du soleil. À partir de cette nuit commence le cycle ascendant de la lumière et le réveil encore souterrain mais réel de la Nature. C’est pour cela que les Romains fêtaient cette fête dans des temples dédiés au Sol Invictus, au soleil invaincu.

Cette fête est pour nous, philosophes, une invitation à surmonter quelque chose, à ne pas nous résigner à la chute, à ne pas nous désespérer du monde. « Penser, c’est refuser » disait le philosophe Alain. On ne pense pas pour reproduire ad vitam eternam ce qui a déjà été pensé. La grande nuit du solstice nous propose ce défi que tout dans la vie est toujours à penser à nouveau, à construire à nouveau, que rien n’est jamais réglé une fois pour toutes, que la chute n’existe que pour la remontée, que l’on peut chaque année être meilleur et rendre le monde meilleur. Cette fête est celle de la liberté, de l’espérance de la lumière.

La grande nuit de Noël nous invite à adorer en nous l’enfant, à retrouver l’innocence du cœur pour nous éveiller à la liberté, unique chemin vers l’amour. Le vieillard usé par la vie à la fin d’une année pleine de combats meurt, abandonne, pour un moment, la guerre et laisse place à l’enfant, à la paix et à l’avenir.

En marge des festivités, cette porte de l’année, fin d’un cycle et début d’un nouveau cycle, est propice pour chacun de nous à l’introspection, pour faire un bilan de l’année écoulée, qu’ai-je fais, qu’ai-je omis ? et orienter de manière constructive l’année à venir : que dois-je faire ? à quoi j’aspire ? qu’est-ce qui est le plus important pour moi ?

« Rien de nouveau sous le soleil », entend-on souvent dire. Et bien si justement, à chacun de trouver ce qu’il y a de nouveau sous le soleil renaissant !

Par Françoise BÉCHET

L’irrésistible montée de l’aube

« C’est là l’entier mystère : la coïncidence de l’abîme et de la cime. C’est dans cette nuit-là et dans aucune autre que le miracle va advenir. Et il advient ! Dans la nuit des femmes, la nuit de la patience infinie… Car le voilà le secret des mondes que révèle Noël ! Même si l’homme doit mourir, la vie lui est donnée pour naître et pour renaître. C’est la naissance qui lui est promis et non la mort.
Tous les chevaux du roi, tous les tanks et les bombardiers de toutes les armées du monde ne sauraient retenir les ténèbres ni entraver l’irrésistible montée de l’aube !
Il n’est plus que d’acquiescer pour qu’en toi le miracle s’accomplisse !
Heureuse naissance, oui, Joyeux Noël ! »
Christiane Singer, Derniers fragments d’un long voyage
Solstice
par François TAILLANDER
Éditions Stock, 2015, 211 pages, 18 €
Troisième et dernier volet d’un récit historique qui court de l’an 476 de notre ère jusqu’à l’empire de Charlemagne, roi des Francs puis empereur d’occident. L’auteur fait revivre ici, les lointaines origines de notre civilisation européenne par des personnages pittoresques. Le monde poursuit son histoire entre ordre et chaos, clarté et ténèbres. Le « juif errant » comme un fil conducteur, agit comme témoin de tous les grands évènements.