L’escalade, pour mieux se connaître

Pratiquer une activité physique comme l’escalade ne fait pas simplement appel à des compétences physiques. Cela mobilise d’autres plans de l’existence qui parfois peuvent empêcher au bon déroulement de l’activité. Et pour continuer, il faut trouver des solutions créatives pour dépasser ses limites. C’est ce que des volontaires pratiquant l’escalade ont expérimenté, s’appuyant sur l’enseignement de philosophies orientales.

De nombreuses philosophies orientales et occidentales ont de longue date enseigné que l’homme était constitué de différents plans d’existence : plan physique, plan énergétique, plan affectif / émotionnel, plan mental et plans spirituels, ce que d’ailleurs la science moderne confirme de plus en plus.

Des volontaires de l’association Nouvelle Acropole de Rouen ont expérimenté cette théorie par une activité pratique, l’escalade, conjuguant activité sportive, émotions, réflexion, intuition, bons sens…

La pratique de l'escalade mobilise d'autres plans que le plan physique

La pratique de l’escalade mobilise d’autres plans que le plan physique

Au programme, exercices d’escalade le long d’une paroi rocheuse pour tester l’endurance physique et la réaction des différents plans dans l’activité. Cela a été un moment important pour découvrir ses limites ou tester ses capacités de se dépasser dans l’épreuve.

Cette activité a été suivie d’un débriefing, moment d’échange pour en tirer l’expérience à la fois individuelle et collective de l’action. Les participants ont perçu a montré que les liens étroits qui existent entre les différents plans qui constituent l’homme. La peur, l’émotion principale ressentie dans cette activité, bloque la respiration et donc l’énergie et le corps physique en subit les conséquences : tremblements et contractions. À l’opposé, la volonté et le mental qui sont convoqués dans cet exercice permettent de prendre de la distance par rapport à l’émotion, réguler l’émotion et ainsi débloquer le corps pour qu’il agisse de façon adéquate (effectuer les bons mouvements pour monter et descendre en rappel…). D’autre part, c’est grâce à l’utilisation du mental que le grimpeur peut anticiper le mouvement suivant et ainsi presque automatiquement le déconnecter de ses émotions. Enfin et souvent, la motivation de cette activité est de transcender ses limites et de se dépasser. Ne peut-on pas parler alors d’un plan spirituel ?

Ainsi, grâce à une activité qui à première vue à l’air physique, le pratiquant peut expérimenter la réalité selon différents plans d’existence et en tirer les conséquences pour mieux connaître les lois qui les gouvernent, comme les philosophies l’enseignent depuis des millénaires.

Par Michel MARCHAL