Les changements nécessaires pour notre monde

Face au monde en crise depuis quelques années, il ne sert à rien de courir après la consommation. Il est temps de retrouver des valeurs profondes et durables. Tel est le constat du Président international adjoint de l’association Nouvelle Acropole. Un enjeu pour demain ?

Nous vivons une profonde crise de valeurs qui semblaient stables et correctes il y a quelques années encore. Il semble qu’aujourd’hui tout soit en train de changer d’une manière plus rapide que nous ne l’avions pensé.

La crise actuelle, étant globale, touche non seulement l’aspect économique mais également de multiples systèmes complexes de valeurs sociales. Elle entraîne une déstabilisation des valeurs spirituelles, éthiques, morales voire psychologiques de nos sociétés.

 Changer le système capitaliste financier ?

Changer le système existant avec des technologies «propres » et respectueuses de l’environnement et de l’écologie.

Changer le système existant avec des technologies «propres » et respectueuses de l’environnement et de l’écologie.

Comme l’ont déjà souligné des économistes renommés tels que Mervyn King, G. Osborne ou Edward Miliband entre autres, il est nécessaire que l’actuel système capitaliste financier soit remplacé par un autre système dans lequel les critères financiers seraient moins vulnérables aux crises, plus équilibrés, durables et lents, et avec des changements d’orientation réellement solides :

– Des actifs véritablement productifs et des technologies «propres » et respectueuses de l’environnement et de l’écologie,

– Des meilleurs systèmes de santé et d’éducation,

– Des logements de qualité,

– Des systèmes de transport public efficaces,

– Et principalement une éducation pour améliorer l’éthique des entreprises et des fonctionnaires publics, et éviter, ou du moins diminuer, la corruption et la dégradation sociale.

 Se contenter de ce que l’on a

Mais régler la question de l’économie n’est pas suffisant. Il faut également lutter contre l’attitude de consommation. L’époque où l’on dépense de l’argent que l’on n’a pas, dans des biens de consommation inutiles, pour éblouir des gens sans intérêt, est révolue.

Nous devons réapprendre à faire la différence entre ce dont nous avons réellement besoin pour notre qualité de vie et ce que nous désirons sous l’emprise des modes et d’une publicité hypnotique et écrasante. Comme le disaient les philosophes stoïciens, «le bonheur ne consiste pas à posséder plus, mais à profiter et à se contenter de ce que nous avons.»

Le véritable bien-être transcende les préoccupations purement matérielles. Il réside dans l’amour de notre famille, le soutien de nos amis et dans la force ou le pouvoir de cohésion sociale des communautés humaines, qu’elles soient petites ou grandes.

Si nous voulons vraiment surmonter les nombreuses difficultés de la grande crise globale qui a déjà entraîné il y a quelques années, un nouveau Moyen-Age mondial, il est nécessaire que tous ceux qui pensent de manière semblable, travaillent ensemble, main dans la main, au milieu de ce monde qui tombe petit à petit en ruines.

 Par Giorgios Alvarado Planas

Président international adjoint de Nouvelle Acropole

Traduit de l’espagnol par Sylvianne CARRIÉ

 Article écrit à partir de la version écrite originale espagnole, traduite par Sylvianne CARRIÉ, de l’Anuario 2014 et reprise dans le Bilan annuel français 2014 des activités de OINA

 N.D.L.R. Le chapeau et les intertitres ont été rajoutés par la rédaction