Le mérite et le village

Que faire lorsqu’une épreuve s’offre à nous ? Devons-nous nous en prendre aux autres ? Les dieux nous auraient-ils punis ?

Il était une fois dans l’Histoire de l’Humanité,
Un village fertile et florissant,
Qui fut tant malmené par les rayons du soleil et par les vents,
Qu’en l’espace d’une lune il passa du statut d’oasis généreuse
À celui de Désert stérile.

Il était une fois dans l'Histoire de l'Humanité, un village fertile et florissant, qui fut tant malmené par les rayons du soleil et par les vents, qu'en l'espace d'une lune il passa du statut d'oasis généreuse à celui de désert stérile.

Il était une fois dans l’Histoire de l’Humanité, un village fertile et florissant, qui fut tant malmené par les rayons du soleil et par les vents, qu’en l’espace d’une lune il passa du statut d’oasis généreuse à celui de désert stérile.

Les habitants du village manquent de tout désormais. Certains s’en vont, d’autres meurent, quelques uns parviennent à rester. Un soir, les rescapés se réunissent.

Un paysan prend la parole :
– Les Dieux qui nous gâtaient nous ont abandonné !
Nous étions fidèles et reconnaissants, mais la sécheresse et le malheur nous ont quand même frappé !
Cela ne sert à rien de prier maintenant. Je ne crois plus en rien.

Un caravanier lui répond :
– Non. Les Dieux ne peuvent pas nous abandonner ! Il y a une explication car nous devons avancer. Ils nous ont châtié car nous avons démérité de leurs bonnes grâces. Nous avons été mauvais. Et nous porterons désormais le fardeau de la misère tant que nous serons mauvais.

Un enfant d’un certain âge prend alors la parole :
– Non ! Nous ne pouvons pas être mauvais car nous sommes des humains. Même si le Ciel a été dur avec nous et que nous souffrons beaucoup ; même si notre épreuve du monde nous donne souvent envie de baisser les bras, ce que nous voulons, c’est aller mieux car nous sommes des humains. J’ai beaucoup pleuré mais maintenant je veux qu’on me montre le chemin : un chemin qui me fait me sentir bon, beau et bien, quel que soit mon environnement. Je veux me sentir méritant de moi-même, pas uniquement grâce à l’Eau, mais surtout malgré le Feu.

Par Frédéric Faure