Farinet, Le Sentier initiatique de Saillon

Contrebandier et faux-monnayeur en Suisse, Joseph Samuel Farinet (1845-1880) est devenu un symbole de la révolte contre l’injustice sociale et l’autorité et celui de la défense de la liberté. Appelé le «Robin des Bois des Alpes», Farinet est aujourd’hui devenu un mythe en Suisse. Pascal Thurre, journaliste et écrivain l’a fait revivre à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa naissance.

Il est en Suisse un pays, le Valais, où les vignes s’étendent nonchalamment au flan des montagnes, inondées de soleil et bercées par le chant… des cigales. Ce pays de contraste, haut en couleur, a vu naître, le 17 juin 1845 à Saint-Rhémy-en-Bosses, dans le Val d’Aoste, Joseph Samuel Farinet. Fils de forgeron, il est devenu contrebandier et faux-monnayeur pour rétablir la justice. Aimé du peuple, à qui il distribuait allègrement le résultat de son «travail», aimé des femmes, à qui il dispensait son affection, il était également le roi de l’évasion (incarcéré à plusieurs reprises, il trouvera toujours des complicités pour l’aider à s’évader), jusqu’à cette fatale matinée du 17 avril 1880 où, lassé et désabusé par la trahison de ceux qui ont été ses amis, désespéré d’avoir causé la mort collatérale de personnes innocentes, il fut retrouvé mort au fond d’une gorge étroite à Saillon, dans laquelle les pandores (1) le pourchassaient, suite à la dénonciation d’une de ses amoureuses éconduite. Aujourd’hui, la mort de Farinet reste encore un mystère.

Sa vie est encore aujourd’hui, un exemple de révolte contre l’injustice sociale, un exemple de défense de la liberté tant dans l’expression que dans la manière de vivre. Incarnation de la résistance à l’autorité, il est parfois appelé le Robin des Bois des Alpes suisses. Un mythe est né, celui d’un bandit humaniste !

 Pascal Thurre journaliste et écrivain a fait revivre Farinet à l’occasion du cent cinquantième anniversaire de sa naissance

Pascal Thurre journaliste et écrivain a fait revivre Farinet à l’occasion du cent cinquantième anniversaire de sa naissance

Le mythe de Farinet est devenu vivant grâce à la collaboration entre plusieurs personnes et à la réalisation d’un sentier ascendant sur la Colline Ardente de Saillon, en l’honneur du cent cinquantième anniversaire de sa naissance. Ce sentier est ponctué de 21 vitraux (répartis en 7 étapes des 3 époques de la vie : l’innocence liée à l’enfance, la découverte de la souffrance avec la vie sociale, et enfin la libération par le dépassement). Chaque vitrail représente une qualité spécifique de chacune des étapes de l’humaine condition.

Pour nous permettre de mieux pénétrer dans l’intimité de ce chemin créé en «l’honneur de l’homme», dans toute l’acceptation du terme, nous avons interrogé et suivi l’un des principaux protagonistes de ce sentier, le journaliste et écrivain valaisan Pascal Thurre (2).

Acropolis : Nous avons appris que l’acteur français Jean-Louis Barrault, initiatieur du Sentier, était très attaché à Farinet ? D’où vient cet attachement ?

Pascal Thurre  : Jean-Louis Barrault est le premier acteur qui a incarné le rôle de Farinet au cinéma (3). Il avait vingt neuf ans. Il a été choisi par Max Haufler, réalisateur suisse allemand, à cause de son côté à la fois chamois et parisien. Il est venu de Paris pour visiter le pays, a fait connaissance des montagnes, de la liberté, de Farinet et s’est complètement imprégné du personnage. Il disait même cette phrase incroyable : «Quand je rêve d’être parfait, je pense à Farinet !» Dire cela d’un bandit, d’un mauvais garçon ! Mais J.-L. Barrault voyait plus loin que le mauvais garçon, il voyait la part de rêve, l’enfant gâté, la quête d’absolu. Aussi, en 1980, il nous dit : «Il faut absolument faire quelque chose pour le centenaire», en donnant un argument convainquant : «Si vous ne faites rien, les Valdôtains (4) vont le récupérer (parce que Farinet était originaire du Val d’Aoste), à cause de Ramuz. (5)» Alors, je me suis dit que c’était une bonne idée et que nous allions lancer une souscription pour faire une statue en l’honneur de Farinet. Jean-Louis Barrault a failli me gifler. Pas question de statue pour Farinet, car il voulait que le personnage restât l’homme sans visage. Plus tard, une personnalité nous a offert une superbe statue en bronze qu’on ne pouvait décemment pas mettre au placard. Après la mort de J.-L. Barrault, nous avons érigé la statue en bas, au début du sentier.

A. : Que s’est-il passé ensuite ?

P.T. : L’idée de réaliser une vigne a d’abord été lancée. Tout le monde a trouvé l’idée géniale. Cela évoquait à J.-L. Barrault ses souvenirs d’enfant quand il piétinait le raisin à Tournus en Bourgogne. C’était une expérience qui l’avait marqué, et puis le vin, c’est la vie, la source d’inspiration de grands poètes, le sang du Christ, etc… D’accord pour la vigne. La plus humble qui soit (NDLR : La plus petite vigne du monde) une vigne de trois ceps, cadastrée à 1m2 618 selon le nombre d’Or de Pythagore. Nous avons dû demander l’autorisation officielle au Conseil Fédéral, parce qu’en Suisse nous n’avons pas le droit de cadastrer les vignes à moins de 200 m2, pour faciliter le regroupement. Cela a été très coûteux en géomètre officiel… Nous avions d’abord pensé à faire un immense arc-en-ciel sur la vigne illustrant la mort de Farinet. Ensuite, est venue l’idée avec J.-L. Barrault, de faire un sentier humaniste et philosophique, pour arriver à la vigne. La fin du sentier étant la visite de la grotte où l’on boit un verre en l’honneur de Farinet. J.-L. Barrault n’a pas eu le temps de voir le sentier achevé.

La plus petite vigne du monde : une vigne de 3 ceps, cadastrée à 1m2 618 selon le nombre d’Or de Pythagore.

La plus petite vigne du monde : une vigne de 3 ceps, cadastrée à 1m2 618 selon le nombre d’Or de Pythagore. 

A. : Quelle est l’histoire de cette grotte ?

P.T. : Cette grotte a été réalisée pour les cent cinquante ans de la naissance de Farinet. Nous avons creusé cette caverne – et nous continuons à la creuser – pour symboliser la caverne de Platon. Platon s’est enfermé dans cette caverne et il en cherchait la sortie vers le haut, bien évidemment. (NDLR : la grotte est creusée au sommet de la Colline ardente de Saillon et est dissimulée au regard inopportun des curieux d’abord par un panneau mentionnant «ne pas entrer, chemin privé» et son entrée est la margelle d’un puits). Ensuite nous avons eu l’idée de faire le sentier, non seulement avec l’Abbé Pierre et le XIVe Dalaï Lama, mais aussi avec des évocations à des personnages forts comme Gandhi, Saint-Exupéry, saint Augustin, Socrate, Jésus…

A : S’il y a vingt et un vitraux, ce n’est sûrement pas un hasard ?

P.T. : Non. Le nombre vingt et un, c’est l’accouplement des deux chiffres les plus forts de la numérologie humaine : le trois et le sept. Le trois, c’est la Trinité, les Trois Suisses, le Trianon, les trois coins, les trois portiques grecs, la famille, le blanc le noir le gris, c’est la foi, le néant, le doute etc. Le sept, c’est toute la litanie biblique, ésotérique, depuis des millénaires. Les sept jours de la semaine, les sept pétales de la rose parfaite, les sept pêchés capitaux, les sept planètes de l’univers initial, les sept pardons, les sept dragons, les sept vierges, etc. Cependant nous ne voulons pas trop insister sur ce côté «ésotérique», car nous ne sommes pas une secte mais un mouvement humaniste, misant sur l’homme de bonne volonté et sur les valeurs capables de le sauver. Ces valeurs éclatent au long du sentier : protection de l’enfance, amour qui donne, amitié sans frontière, silence, écoute des autres, contemplation, partage, plaisir, destin, action, appel, souffrance, lutte de tous les jours… et l’immortalité peut-être. C’est le pari de Pascal… le grand (6) !

A : Depuis le temps que vous accompagnez les personnes sur ce sentier, qu’en retirez-vous ?

P.T. : Une soif d’absolu chez chacun ! Chaque homme, chaque femme a soif d’autre chose. Mais qu’est-ce que cet «autre chose» ? Cela peut être Dieu, l’Évangile ou autre chose. Zinedine Zidane (7) est venu et m’a dit : «Au début de ma carrière, j’étais au début du sentier, je ne pensais qu’à moi, à gagner de l’argent. Ensuite, dans la deuxième partie de ma vie, je voyais l’équipe, les autres et je laissais marquer les autres. Et maintenant je suis dans une recherche d’absolu : ce que j’ai, comment faire pour le donner aux autres ?» Le football devient un lieu qui, pour Zinedine Zidane, représente une quête d’absolu. Nous pouvons vivre l’absolu de plusieurs manières, en écoutant Mozart ou en lisant la Citadelle de Saint-Exupéry. Ce qui est marquant c’est que tout le monde a cette soif d’autre chose.

 A. : Au début de l’existence du Sentier, quand vous parliez de mettre l’humain au centre, de quel humain s’agit-il ?

 P.T. : C’est en effet un humain qui s’exprime dans les trois degrés : le moi, les autres et Dieu, bien que je n’aime pas trop parler de Dieu car de nombreuses personnes qui parcourent le sentier ne sont pas croyantes. On trouve ces trois degrés dans toutes les cultures, dans toutes les religions. C’est l’homme à la recherche du bonheur auquel il a droit. Il croit d’abord le trouver dans son ego. C’est le «moi-je». Déçu de pas pouvoir y arriver, il va vers les autres et la société. Là, il s’épanouit dans la mesure où il donne. Mais là encore, il reste sur sa faim. Alors il n’a plus qu’une issue : la grotte de Platon, cette issue qui faisait (dans le film) crier à J.-L. Barrault : «Sortez par le haut !» C’est le mot de Blaise Pascal : «Arrêtez d’aller à l’horizontale. Prenez les chemins de traverse !» C’est l’ordre que donne le Christ à Pierre : «Duc in altum», «conduis au plus large, au plus haut !» La moitié des personnes qui viennent sur le sentier croit qu’après la mort il n’y a plus rien. Claude Nicollier (8), qui a déposé sur le sentier, un petit bout de l’espace, quand on lui a demandé «et Dieu dans tout ça ?» a répondu : «Je crois qu’il y a autre chose après la mort, parce que sinon, le Big Bang ne pourrait pas s’expliquer… il y a eu forcément quelque chose avant ce Big Bang.» La chiquenaude, il faut bien que quelqu’un l’ait donné. Mais comme disait Victor Hugo, le livre sera toujours ouvert à ce sujet. Ce qui est essentiel pour nous, c’est d’apporter quelque chose aux gens de notre époque, maintenant, pour rappeler les valeurs de l’homme.

L'âme de Farinet est présente en Suisse

L’âme de Farinet est présente en Suisse

 A. : Au travers de l’Histoire, certains hommes ont eu la possibilité de développer des valeurs qui ont inspiré les générations futures et créé des mythes. Qu’en pensez-vous ?

P.T. : Ce qui plaisait à J.-L. Barrault, c’est qu’à travers le mauvais garçon qu’était Farinet, on reconnaissait encore l’homme. L’abbé Pierre lui-même dit avoir fondé Emmaüs, maintenant dans 330 pays, rien qu’avec des «mauvais garçons». Ceux-ci étaient des personnes qui sortaient de prison et à qui il a dit «J’ai besoin de toi !», et qui ont répondu : «Ce n’est pas possible, c’est la première fois qu’on me dit j’ai besoin de toi. D’habitude on me traite de salaud, on me dit « fous le camp ! », alors quand un petit curé arrive et dit : « j’ai besoin de toi, viens on va faire les poubelles pour les riches qui ont dérapé », cela devient génial !»

C’est pour ça que quand l’abbé Pierre est venu ici, il a amené de nombreux personnages avec lui : le Dalaï-lama, Maurice Béjart… Maintenant il nous manque maintenant car s’il avait demandé à Roger Fédérer (9) de venir, celui-ci serait venu, il n’aurait pas pu refuser. L’abbé Pierre avait son franc-parler et prenait sans hésiter le téléphone pour mobiliser n’importe qui.

A. : Quelle est pour vous l’utilité d’un mythe ?

P.T. : C’est bien sûr le mythe qui nourrit l’humanité. Selon Jean D’Ormesson «Il n’y a rien de plus nouveau qu’Homère.» Charles-Ferdinand Ramuz a fait de Farinet un roman, J-.L. Barrault, un film et les amis d’aujourd’hui un mythe. Et l’on rejoint André Malraux quand il prétend que le légendaire, le mythe est plus fort que le vrai… plus fort que le vrai !

A.: Voulez-vous dire qu’aujourd’hui il manquerait des personnes capables de mobiliser pour des causes et des personnages pour nous inspirer ?

P.T. : Oui. Bien sûr la vigne appartient actuellement au Dalaï-lama, mais il est loin. Pour le moment nous le gardons comme actuel propriétaire. Nous cherchons actuellement à attribuer la vigne à une femme, si possible prix Nobel, musulmane, nous ne savons pas encore qui… Si Saint-Exupéry avait été là, nous aurions pu la lui donner. Il a fait tellement de choses !

A. : Avez-vous l’intention de crendre un culte à Farinet ?

P.T. : Jean-Louis Barrault et nous-mêmes ne voulons pas faire un culte à Farinet. Nous voulons plutôt mais suivre l’idée de Don Bosco (11) : «Personne n’est bon à rien, même le dernier des derniers, si tu sais le prendre, il devient bon à faire quelque chose. Mais c’est à toi à faire la démarche». C’est pour cela que Farinet était intéressant, dans son côté insaisissable. Quand il s’est rendu compte qu’Adélaïde (12) s’accrochait à lui, il ne voulait pas s’attacher et reprochait aux gens de mettre sa fausse monnaie à la Banque Cantonale.

André Malraux disait qu’avec le légendaire, on parvenait à faire quelque chose de plus fort que l’homme. On ne sait pas si certaines citations qu’on attribue à des grands hommes sont bien d’eux. À cela Malraux répond qu’on s’en moque, car la légende s’empare du fait et lui donne la force.

 A. : Y-a-t-il beaucoup de jeunes qui visitent le sentier ?

P.T. : Énormément, surtout avec les collèges. Aux élèves d’un grand collège de Zürich, j’ai expliqué qu’il y avait une connotation spirituelle sur le sentier, mais pas pas religieuse. Vous avez le choix entre le sentier des bistrots et le sentier des vitraux. Tous les jeunes ont choisi le sentier des bistrots. Les professeurs sont intervenus pour leur dire que des bistrots ils en trouvaient bien assez à Zürich, mais que sur ce sentier non. Alors ils ont fini par en convaincre à peu près la moitié de venir sur le sentier.

 A. : Voulez-vous dire que la jeunesse a du mal à comprendre la différence entre la religion et la spiritualité ?

P.T. : Oui, absolument. Selon la phrase de Gandhi qui dit : «Je ne donne pas cher de celui qui ne travaille que pour les biens matériels», les jeunes sont d’accord. Mais si nous leur disons «aimez-vous les uns les autres», «l’homme ne vit pas seulement de pain», comme c’est Jésus qui l’a dit, cela n’a pas le même impact. Si les jeunes en ont assez de la religion-bourrage-de-crâne, ils en ont tout autant assez d’une société de jouissance, de pouvoir, de scandales, de richesse, de sexe, etc. C’est ce que je ressens sur le sentier : les jeunes ont soif du don de soi, d’absolu, mais ils ne veulent pas «vivre un Vatican» comme disait l’un d’eux.

A. : Une question, que nous évoquions tout à l’heure sur le sentier : n’y aurait-il pas un manque qui pourrait être comblé par l’enseignement très tôt de la philosophie dans les écoles, afin que les jeunes puissent prendre conscience de l’humanité que peut amener la spiritualité ?

P.T. : Oui, il faut enlever le côté religieux à la spiritualité. Maintenant la religion a mauvaise presse. À un moment donné Bonaparte dit à un cardinal à Paris: « Je voudrais éradiquer la religion.» Le Cardinal lui répond : « Vous n’y arriverez pas. L’Église n’y est pas arrivée !» Il y a des raisons à cela : la pédophilie, les Borgia, l’Inquisition… On n’arrête pas d’en faire le reproche, alors que les jeunes ne sont actuellement pas concernés. Ces crimes n’ont pas été commis par eux ! Un jeune chrétien disait en avoir assez qu’on lui fasse toujours ce genre de reproches ! Autre commentaire : on me parle toujours de l’ombre des églises. C’est comme si vous vouliez ouvrir une agence de voyages à Paris… pour y visiter les pissotières. Ce n’est pas sain.

 A. : Dans votre livre le «Sentier des Vitraux», vous écrivez que l’âme de Farinet est présente en Suisse. Pouvez-vous préciser ?

P.T. : Il est incontestable que chaque Valaisan partage sa part de rébellion face à l’autorité, sa part de rêve, de liberté, d’amour viscéral de ce pays, de ses montagnes, de son identité. C’est ce qu’a ressenti J.L. Barrault en tournant le film et en créant le sentier. Cela est d’autant plus paradoxal que ni Farinet ni Barrault n’étaient Valaisans. Cette âme est entrée dans le quotidien. Hier, un contrôleur saute d’un train en marche à Lausanne. Un voyageur s’écrie : «Il se prend pour Farinet !» J’ai lu dans le journal mensuel L’Illustré, au sujet d’un joueur  de football: «C’est le Farinet du footballl… ».

A : J’ai apprécié aussi votre livre pour l’humour et la poésie. Vous dites que l’humour est l’apanage des hommes libres.

P.T. : Quand il a succédé à Barrault comme propriétaire de la vigne, d’emblée l’abbé Pierre a cautionné notre démarche. Il a toujours insisté sur la joie. Il hurlait la phrase du Curé d’Ars : «Un saint triste est un triste saint.». Il est venu pour la première fois à Saillon pour donner son spectacle Hymne à la joie. Il partageait le mot de Nietzsche : «Je croirai à la Rédemption quand je verrai des chrétiens joyeux.» La joie, c’est bien sûr l’épanouissement profond de l’être humain, son plaisir d’exister. Ce mot de l’abbé Pierre est fabuleux : «La joie… ce n’est pas de la rigolade !»

Acropolis : Quand je quitte le ravissant village de Saillon, à la lumière d’un radieux soleil automnal, les vendanges ont commencé, comme à l’époque de Farinet. Rien n’a changé ou si peu, en ce chaleureux début d’automne. Marquée par la phrase de Socrate rencontrée tout au long du chemin, je me suis dit, si on avait, en son temps demandé à Farinet «Mais où cours-tu comme ça ?», il aurait pu répondre : «Vers l’immortalité !»

Par Annie Buisson
(1) Gendarmes
(2) Journaliste de la presse valaisanne, animateur à la Radio Suisse Romande pendant vingt ans, correspondant de l’Agence France Presse, du journal La Suisse et de l’Illustré
(3) L’or dans la montagne ou Farinet
(4) Habitants du Val d’Aoste, province autonome du nord-ouest de l’Italie, jouxtant au nord le canton du Valais, à l’Ouest les Pays de savoie (France) et au sud et à l’est la région du Piémont
(5) Écrivain et poète suisse (1878-1947) auteur de Farinet ou la fausse monnaie, paru en 1932, dans lequel il décrivait Farinet non pas comme un «faux-monnayeur» mais comme un «vrai-monnayeur », précurseur de la banque libre. En effet, il disposait d’une mine d’or qui lui permettait de fabriquer des pièces de meilleure qualité que les pièces officielles
(6) Blaise Pascal (1623-1662), mathématicien, physicien, inventeur, philosophe, moraliste et théologien français
(7) Ancien joueur de l’équipe de football française
(8) Astrophysicien et astronaute suisse de l’Agence spatiale européenne qui a effectué plusieurs missions dans l’espace dont deux consacrées à la réparation et à la maintenance du télescope spatial Hubble
(9) Joueur de tennis suisse numéro 1 mondial pendant 237 semaines consécutives et détenant un record de 16 grand Chelem (4 tournois majeurs de tennis du circuit international), faisant de lui le plus grand joueur de tennis de tous les temps
(10) Actrice française de cinéma et de théâtre
(11) Saint Jean Bosco ou Don Bosco (1815-1888), prêtre italien de Turin qui a voué sa vie à l’éducation des jeunes enfants issus de milieux défavorisés et qui a fondé en 1854 la Société de Saint François de Sales plus connue sous le nom de Congrégation des salésiens. Déclaré saint en 1934 par l’Église romaine, il est patron des imprimeurs, des apprentis et des magiciens
(12) Adélaïde Mochettaz, femme dont Farinet a toujours été amoureux et avec lequel il a eu une fille
 Amis de Farinet http://www.amisdefarinet.ch/crbst_17.html
 À lire
Sailllon, Le sentier des Vitraux
Pascal THURRE
Éditions Les amis de Farinet, 2000
Pour se le procurer, écrire à
FARINET
Case postale
CH-1913 SAILLON – Suisse
 Farinet ou la fausse monnaie
Charles-Ferdinand RAMUZ
Les Amis de Ramuz, 228 pages, 2005
Disponible à la même adresse
 «Farinet ne faisait pas de la fausse monnaie. Il faisait de la poésie» Charles-Ferdinand Ramuz
Le faux monnayeur

Le faux monnayeur