Être heureux dans un monde en crise

Face à la crise mondiale, il est urgent de trouver des solutions et de les appliquer, constate Jorge Alavarado Planas. Un pas vers le bonheur ?

La crise touche tous les secteurs de l'économique, au social, jusqu’à l’écologique,  la flore, la faune et la planète

La crise touche tous les secteurs de l’économique, au social, jusqu’à l’écologique, la flore, la faune et la planète

 

Nous sommes dans un monde en crise. Le monde est en constante transformation et s’apprête à vivre des changements profonds, dont beaucoup sont encore insoupçonnés et d’autres se voient déjà ou se pressentent. Ils se produisent de plus en plus rapidement à tous les niveaux, depuis le secteur économique et le social, qui affecte les populations humaines, jusqu’au domaine écologique qui touche la flore, la faune et la planète dans sa totalité. Une quantité considérable d’espèces végétales et animales sont menacées d’extinction. Le réchauffement global de la planète, la contamination et le dégel des calottes polaires (1) obligent des centaines d’espèces à se déplacer dans d’autres zones, pour trouver de meilleures conditions de survie. Les peuples aussi émigrent, ailleurs dans l’espoir de trouver de meilleures conditions de vie que dans leurs pays.

Pendant que les vieilles puissances mondiales comme l’Union européenne, les États-Unis et le Japon sont en pleine crise, non seulement économique mais aussi de leur propre identité, pour ne pas parler des valeurs humaines, morales et spirituelles d’autres nouvelles puissances économiques émergentes comme la Chine, le Brésil, l’inde… veulent aussi trouver leur place dans ce monde.

Ainsi, la destruction de l’environnement naturel, la massification humaine dans les grandes villes et l’exploitation systématique et à grande échelle des ressources de la planète continuent à avancer inexorablement. Les catastrophes naturelles augmentent et touchent un plus grand nombre de zones terrestres.

L’urgence de trouver des solutions

Il est urgent de trouver des solutions. Il ne suffit pas de les chercher dans les bonnes paroles des associations humanitaires ou écologiques, et de leurs actions effectuées plus de bonne volonté que d’efficacité. Il faut les trouver et pouvoir les appliquer.

Nouvelle Acropole propose des solutions et, dans plus de soixante pays où elle est représentée (2), les applique avec efficacité. Elles sont basées sur une réflexion philosophique sur le sens de la vie, de notre civilisation et de l’être humain, considéré non pas comme un ennemi de la nature qu’il faut exploiter mais comme son allié.

Quel est le sens de l’évolution de l’être humain ? Quelle est notre mission dans le monde ? Les grands sages et les grands maîtres ont parlé du bonheur comme étant le plus grand bien des hommes. Nous voulons tous être heureux. Mais sur quel critère basons-nous le bonheur ?

 Le vrai bonheur

Pour la majorité de l’humanité actuelle, le bonheur est basé sur l’acquisition et la préservation de biens matériels, qu’il s’agisse de propriétés ou de prestige social et de pouvoir matériel. Mais la réalité actuelle du monde démontre que chercher à acquérir toujours plus de biens matériels ou garder ceux que l’on a… ne rend pas plus heureux mais au contraire, apporte davantage de préoccupations.

À Nouvelle Acropole, nous pensons que le bonheur est fondé sur un sens de réelle responsabilité morale vis-à-vis de nous-mêmes, de nos semblables et de la Nature, sur un éveil de l’âme et de la conscience qui provoque un véritable développement spirituel, conduisant à la solidarité, à la convivialité et à la concorde entre les hommes.

Heureusement, nous ne sommes pas les seuls à penser à cette solution possible à la crise mondiale actuelle. À la mi-juillet 2011, il s’est passé un évènement qui aurait été impensable il y a trois décennies : l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a approuvé une résolution non contraignante, pour faire du bonheur un «indice de développement d’un pays». Cette proposition fut présentée par le Gouvernement du Bhoutan (3), un pays au nord de l’Inde, à travers son ambassadeur à l’ONU, M. Lhatu Wangchuk, dans l’intention de mettre le bonheur au centre de la politique gouvernementale internationale. Finalement, elle a été approuvée par 66 pays, dont le Royaume Uni.

 Le «Bonheur National Brut»

L’idée est partie du modèle du «Bonheur National Brut» (BNB), qui mesurerait la qualité de la vie humaine, en essayant de trouver un équilibre entre le matériel et le spirituel. Un grand nombre de pays au monde ont pris conscience que l’indice du Produit Intérieur Brut d’un pays (PIB) est inadéquat pour répondre à tous les besoins humains, qui ne sont pas uniquement d’ordre matériel. Des exemples comme celui-là nous font prendre conscience plus encore de l’importance de Nouvelle Acropole comme «Organisation Internationale de Philosophie, Culture et Volontariat», pour construire, à travers la formation d’êtres humains meilleurs, un monde meilleur pour tous, où existe un véritable respect des autres et de la Nature.

Par Jorge Alvarado PLANAS
Président International Adjoint de Nouvelle Acropole
(1) Masse de glace et de neige qui recouvre les pôles
(2) Voir l’Anuario 2012 des activités de Nouvelle Acropole dans le monde, disponible sur le site de www.nouvelle-Acropole.fr/institutions/nouvelle-acropole/bilan-international.html
(3) Voir éditorial de Fernand Schwarz, la mesure du bonheur dans revue Acropolis N° 210