Aider efficacement

L’auteur s’interroge sur le sens de l’aide. Aller au-devant de l’autre, comprendre ses besoins, donner avec générosité… pour que l’aide soit efficace.

Le rapprochement humain est une des aides les plus appréciées dans un monde où une bonne partie des gens se sentent seuls.

Le rapprochement humain est une des aides les plus appréciées dans un monde où une bonne partie des gens se sentent seuls.

Afin de faire en sorte que nos actions sociales aient un contenu authentique, philosophique, et ne soient pas réalisées afin de répondre aux modes, de tranquilliser aisément nos consciences ou d’obtenir un certain prestige et l’approbation de ceux qui nous entourent, il faut :

  • savoir que, pour aider, il faut se donner soi-même, se consacrer entièrement à ce qu’on fait.
  • savoir qu’on n’aide pas toujours avec des objets matériels, mais que le rapprochement humain, la possibilité de partager des sentiments et des idées est, actuellement, une des aides les plus appréciées dans un monde où une bonne partie des gens se sentent seuls.
  • savoir qu’une aide concrète demande des connaissances concrètes et pratiques pour obtenir le bon résultat qu’on souhaite. Autrement dit, qu’il nous est difficile de collaborer avec celui qui vient de perdre son habitation si nous ne savons pas reconstruire une habitation (ou trouver des gens qui la reconstruisent sous notre responsabilité).
  • savoir qu’une aide humaine requiert des connaissances concrètes touchant l’être humain. Consoler, réconforter, proposer de nouvelles avancées dans la vie sont des biens que seuls peuvent offrir ceux qui se connaissent eux-mêmes et savent quels sont les besoins de l’âme et ses aliments.
  • savoir que nous avons tous quelque chose à donner. La générosité n’est pas réservée à un petit nombre. Chacun possède un bien, une valeur concrète ou intime, une caractéristique humaine qui peut aider ceux à qui elle fait défaut.
  • savoir se mettre à la place des autres, ressentir ce qu’ils ressentent, comprendre ce qu’ils pensent, entrer en contact réel et non superficiel. Sortir de la coquille de l’individualisme qui fait de nous le centre et l’axe du monde.
  • savoir qu’aider c’est servir avec joie. L’enthousiasme multiplie la valeur de ce que nous offrons, aussi puissant et parfait cela soit-il d’un point de vue technique.

C’est dire que, pour être utile à la société, nous devons avoir la volonté pour agir librement, l’amour pour donner de l’éclat à tout ce que nous faisons, et l’intelligence pour donner ce qui convient et correspond à chaque cas.

Délia STEINBERG GUZMAN
Texte extrait de Philosophie à Vivre, Délia STEINBERG, GUZMAN, Éditions des Trois Monts, 2002
N.D.L.R. Le chapeau a été rajouté par la rédaction